Nos
actions
La domination masculine continue de structurer nos sociétés.
- En France, les hommes gagnent 28 % de plus que les femmes, n’assurent environ que 40 % des tâches ménagères et occupent 64 % des sièges à l’Assemblée nationale.
- Dans le même temps, il est estimé que 277 000 femmes sont victimes de viols, tentatives de viol ou agressions sexuelles chaque année en France et 99% des femmes victimes déclarent un agresseur masculin. Une femme est toujours tuée tous les 2,5 jours en moyenne par un (ex)conjoint.
La domination masculine n’est pas une fatalité. Elle résulte de rapports de pouvoir qui peuvent être remis en cause par le droit, les politiques publiques, l’éducation et la mobilisation citoyenne.
Depuis plus de 15 ans, Osez le Féminisme agit pour transformer durablement ces rapports de pouvoir.
Notre objectif : faire reculer les violences masculines, combattre les discriminations sexistes et rendre l’égalité enfin effective.
Ensemble,
continuons à faire avancer le féminisme partout en France et au-delà !
Les campagnes en cours
Coalition féministe et enfantiste pour une loi intégrale contre les violences sexuelles
Obtenir l’adoption d’une loi-cadre intégrale contre les violences sexistes et sexuelles afin de doter la France d’une politique publique globale, cohérente et ambitieuse, agissant sur la prévention, la protection, l’accès aux droits, la justice, la prévention de la récidive et garantissant des moyens humains, financiers et institutionnels à la hauteur des enjeux.
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Qui sont les masculinistes ?
Cette campagne de sensibilisation sur les réseaux sociaux vise à dévoiler les discours et les stratégies des mouvements masculinistes, pour mieux comprendre leurs mécanismes et renforcer la vigilance collective face aux menaces qu’ils font peser sur les droits et les libertés des filles et des femmes.
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Pornocriminalité : sensibiliser, soutenir, agir
Osez le Féminisme mène des actions de sensibilisation sur les impacts de la pornographie, développe un travail de plaidoyer et engage des actions en justice contre l’industrie pornographique, tout en assurant un accompagnement psychologique, juridique et social aux victimes de cette industrie.
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Focus
Pornocriminalité :
sensibiliser,
soutenir, agir
Osez le Féminisme mène des actions de sensibilisation sur les impacts de la pornographie, développe un travail de plaidoyer et engage des actions en justice contre l’industrie pornographique, tout en assurant un accompagnement psychologique, juridique et social aux victimes de cette industrie.
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Nos plaidoyers
Osez le Féminisme développe une approche du plaidoyer fondée sur les droits humains, la justice féministe et l’abolition du système patriarcal.
Notre objectif : transformer les cadres juridiques, politiques et culturels qui permettent la perpétuation des violences masculines contre les femmes et les filles. OLF agit à trois niveaux – national, européen et international – pour faire évoluer les lois, les politiques publiques et les normes sociales.
L’action de plaidoyer d’OLF repose sur une conviction : les violences sexistes et sexuelles ne relèvent pas de faits isolés, mais d’un système structuré d’inégalités et d’impunité. Nous visons donc à relier les échelles d’action, du local au global, afin d’obtenir des avancées concrètes dans la prévention, la protection, la sanction et la réparation. Ce travail s’appuie sur une expertise juridique et politique, une mobilisation citoyenne, et un travail de réseau avec les institutions, les associations et les survivantes.
Changer les lois ne suffit pas : il faut transformer les rapports de pouvoir qui les sous-tendent.
Plaidoyer
Plaidoyer national
Niveau national – Lutter contre les violences masculines et pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes.
Osez le Féminisme agit pour transformer les politiques publiques françaises et faire reconnaître les violences masculines comme une violation systémique des droits fondamentaux.
Son plaidoyer repose sur trois piliers : abolition du système prostitueur et pornocriminel, justice féministe et égalité réelle.
Zoom sur :
Lutte pour une loi intégrale contre les violences sexuelles
OLF co-coordonne aux côtés d’autres associations la Coalition féministe et enfantiste pour une loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, qui réunit plus de 150 organisations féministes, syndicales et de défense des droits des enfants.
Cette initiative s’inspire du modèle espagnol et propose une loi-cadre de 140 mesures articulant prévention, protection, sanction et réparation, afin d’en finir avec l’impunité des agresseurs et de doter la France d’une politique publique cohérente.
“L’impunité en matière de violences sexistes et sexuelles n’est pas une fatalité. C’est un choix politique, et nous pouvons en sortir.”
Alyssa Ahrabare, responsable du plaidoyer d’Osez le Féminisme, membre de la Coalition féministe pour une loi intégrale
Objectifs de la loi intégrale :
- Former tous les professionnel·les à la question des violences sexistes et sexuelles (police, justice, santé, éducation).
- Créer des juridictions spécialisées pour les violences sexuelles.
Garantir la prise en charge à 100 % des soins des victimes. - Protéger les enfants face aux violences sexuelles et incestueuses.
- Renforcer la lutte contre les violences numériques et la pornocriminalité.
- Mobiliser un budget de 2,6 milliards d’euros/an, contre seulement 12,7 millions actuellement (source : Fondation des Femmes, 2024).
94 % des affaires de viol sont classées sans suite.
Source : SSMSI, “Vécu et ressenti en matière de sécurité”, 2023
Une femme est victime de viol ou tentative de viol toutes les 3 minutes.
Source : Collectif Féministe Contre le Viol, 2023
Lutte contre la pornocriminalité et les cyberviolences
OLF fait de la lutte contre la pornocriminalité et les cyberviolences sexistes et sexuelles (CVSS) une priorité nationale.
Ces violences prolongent, dans l’espace numérique, les mêmes rapports de domination que dans la sphère physique : contrôle, humiliation, marchandisation des filles et des femmes.
84 % des victimes de cyberviolences sont des femmes.
Source : IPSOS pour Féministes contre le cyberharcèlement, 2022
Les revendications d’OLF :
- Création d’une incrimination autonome de la traque furtive en ligne.
- Réforme du Code pénal pour simplifier la preuve du harcèlement.
- Retrait obligatoire en 48 heures des contenus intimes diffusés sans consentement.
- Obligations de détection proactive pour les plateformes numériques.
- Création d’un Conseil national des survivantes et des victimes, rattaché à une autorité indépendante.
OLF agit également pour la reconnaissance de l’exploitation sexuelle perpétrée par l’industrie pornographique. Elle plaide pour la responsabilisation juridique et financière des plateformes (Pornhub, OnlyFans, Mym), dont les profits reposent sur la diffusion massive de violences sexuelles.
Ces actions s’accompagnent de contentieux stratégiques emblématiques, comme les affaires Jacquie et Michel ou French Bukkake, pour faire avancer la jurisprudence et la reconnaissance des victimes.
Plaidoyer européen
Construire une régulation féministe du numérique.
À l’échelle européenne, Osez le Féminisme milite notamment pour une approche féministe et fondée sur les droits humains de la régulation numérique.
L’association œuvre pour une mise en œuvre effective de la directive (UE) 2024/1385 sur les violences faites aux femmes, en veillant à ce que la dimension numérique des violences soit prise en compte de manière pleinement protectrice.
OLF anime aujourd’hui la Coalition européenne Stop Sexual Exploitation Online, accessible sur stopsexualexploitationonline.eu, qui vise à mobiliser les institutions européennes autour de cette cause.
En 2023, plus de 36,2 millions de signalements de suspicion d’abus sexuels d’enfants en ligne ont été enregistrés à l’échelle mondiale, dont une part significative en Europe. (source : Parlement européen)
Zoom sur :
Colloque européen sur la lutte contre l'exploitation sexuelle en ligne
En février 2025, OLF a coordonné à Strasbourg le Symposium international “Online Sexual Exploitation: Challenges and Responses in Europe”, en partenariat avec la Coordination française pour le Lobby Européen des Femmes (CLEF). Cet événement a réuni plus de 150 expert·es, parlementaires et associations de 9 pays de l’UE pour dresser un état des lieux des cyberviolences, du proxénétisme numérique et de la pornocriminalité.
“Les violences sexuelles en ligne ne sont pas virtuelles : elles détruisent des vies réelles. Une fois en ligne, les vidéos sont impossibles à faire retirer, ce qui est une cyberviolence inouïe pour les femmes qui en sont victimes. ”
Céline Piques, porte-parole d’Osez le Féminisme, membre de la Commission violences du Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes, lors du Symposium d’Osez le Féminisme sur l’exploitation sexuelle en ligne, Strasbourg, 2024
Le colloque s’est conclu par l’adoption collective de l’Appel de Strasbourg qui plaide pour :
- renforcer la responsabilité des plateformes numériques ;
- harmoniser les législations européennes ;
- garantir un droit à la réparation pour les victimes ;
- reconnaître les cyberviolences comme partie intégrante du continuum des violences masculines.
Plaidoyer international
Niveau international – Porter la voix féministe abolitionniste à l’ONU
Sur la scène internationale, Osez le Féminisme agit pour faire reconnaître la lutte contre la pornocriminalité et les cyberviolences comme un enjeu universel des droits humains.
L’association participe activement à la Commission de la condition de la femme (CSW) des Nations unies au sein de la délégation française.
Zoom sur :
Engagement d'OLF lors de la Commission de la condition de la femme organisée par les Nations Unies (2025)
Lors de la CSW69, OLF a co-organisé, avec le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, un side event officiel : “Cyberviolences sexistes et sexuelles : comment le numérique amplifie-t-il l’exploitation et les violences sexuelles tout en offrant des leviers pour y répondre ?”.
Cet événement a rassemblé des États partenaires (France, Canada, Islande, Mexique, Roumanie), des expertes internationales et des survivantes.
“Le numérique ne doit pas devenir le nouveau terrain d’impunité des violences masculines.”
Aliénor Laurent, porte parole d’Osez le Féminisme, lors de la 69ème Commission de la condition de la femme, New York 2025
Les discussions ont porté sur :
- la digitalisation du proxénétisme et la pornographie en streaming ;
- les commandes de viols pédocriminels et la traite numérique ;
- la responsabilité juridique des plateformes ;
- les liens Nord–Sud de l’exploitation sexuelle en ligne.
Ce side event a permis de formuler des recommandations fortes pour une coopération internationale renforcée, une adaptation des cadres juridiques, et la reconnaissance des cyberviolences comme violations des droits humains.
Interventions en milieu scolaire (ims)
Dès le plus jeune âge, il est essentiel de questionner les stéréotypes et de prévenir les violences sexistes. Avec le groupe IMS, Osez le Féminisme propose des ateliers interactifs autour de six thématiques : égalité filles-garçons, relations amoureuses respectueuses, connaissance du corps, lutte contre les violences, égalité dans le milieu professionnel et déconstruction de la pornographie.
Ce dernier module est inédit et propose de déconstruire les modèles violents diffusés massivement par la pornographie, devenue incontournable à aborder dans toute éducation à la sexualité.
Certains ateliers sont proposés en non-mixité, afin de permettre à toutes et tous de s’exprimer sans appréhension, tout en bénéficiant du même contenu que l’autre groupe.
Ces interventions, menées par des bénévoles formé·es, offrent aux élèves un espace d’écoute et de réflexion pour construire une société plus égalitaire. Nos intervenantes se basent sur des méthodes d’éducation populaire afin de favoriser la participation active des jeunes, développer leur esprit critique et les rendre actrices et acteurs du changement.
Envie d’organiser une intervention dans votre établissement ou de devenir intervenant·e ?
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